Le groupe Lazari au sein du Cahmer

enluminureLe groupe Lazari a été créé en 2008 pour développer un axe de recherche historique et archéologique spécifique, le premier en France sur la lèpre, au sein du CAHMER et de l’EA TRAME 4284, en conformité avec leurs orientations scientifiques. Lèpre, lépreux et léproseries sont une maladie, des malades et des institutions charitables emblématiques du Moyen Âge. Les léproseries, en particulier, ont été des établissements tant religieux qu’hospitaliers, qui ont participé à l’aménagement de leur espace par les hommes. Leur histoire est focalisée chronologiquement sur une période médiévale et post-médiévale débutant à la fin du XIe siècle et se prolongeant jusqu’au XVIIe. Quant à l’archéologie, elle est compriselato sensu, savoir la prospection, la fouille et le patrimoine mobilier et monumental subsistant.

Les membres du groupe Lazari appartiennent également au collectif international Historia Leprosorum, fondé en 1995 sous le nom de groupe de Göttingen. Composé aujourd’hui d’une trentaine de chercheurs de diverses nationalités, parmi lesquels plusieurs universitaires, le collectif a tenu des tables rondes en France et en Allemagne et diffuse une lettre d’information électronique semestrielle. Sa prochaine rencontre, sous la forme d’un symposium et sous l’égide du CAHMER et de l’EA TRAME, est prévue près de Poitiers, en octobre 2012.

L’existence du collectif Historia Leprosorum et du groupe Lazari contribue au progrès des études historiques sur la lèpre, les lépreux et les léproseries. Il en a été rendu compte ─  spécialement pour la moitié nord de l’Hexagone, depuis quatre décennies, dans un contexte général de renouvellement de l’histoire de l’assistance médiévale en France et en Europe ─ dans l’introduction des actes de la journée d’étude d’Aizier, organisée en 2005 dans ce village de Haute-Normandie, près du chantier de fouilles de l’ancienne léproserie locale, (cf. B. Tabuteau dir., Étude des lépreux et des léproseries au Moyen Âge dans le nord de la France. Histoire, archéologie, patrimoine, dans Histoire Médiévale et Archéologie, vol. 20, 2007). De cette dynamique scientifique, sous l’égide du CAHMER et du LAHM, avaient déjà témoigné, à Beauvais, une première journée d’étude en 2001, sur le même thème de l’histoire et de l’archéologie des léproseries dans le nord de la France, puis, à Amiens, un colloque international en 2002 (P. Montaubin dir., Hôpitaux et maladreries au Moyen Âge : espace et environnement, dans  HMA, vol. 17, 2004). Des membres du groupe Lazariont aussi animé des séminaires du LAHM en 1999 et en 2010.

Chercheurs & Travaux du GROUPE LAZARI

Elma Brenner

ehob2@cam.ac.uk

Docteur en histoire de l’université de Cambridge. En 2008, E. Brenner y a soutenu sa thèse intitulée : Charity in Rouen in the twelfth and thirteenth centuries (with special reference to Mont-aux-Malades). De cette thèse, dont elle prépare la publication, l’auteur a déjà tiré divers articles et communications et elle poursuit ses recherches historiques sur la lèpre (Leprosy and society in Rouen, c. 1100 – c. 1500) à Cambridge (Department of History and Philosophy of Science, Wellcome Trust Research Fellowship).

Damien Jeanne

lyceefresnel_jeanne@yahoo.fr

Docteur en histoire de l’université de Paris-X Nanterre. En 2010, D. Jeanne y a soutenu sa thèse intitulée : Garder ou perdre la face ? La maladie et le sacré. Étude d’anthropologie historique sur la lèpre (Normandie centrale, occidentale et méridionale) du XIe au XVIe siècle. L’auteur poursuit ses recherches historiques sur la lèpre à l’université de Caen (Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales – CRAHAM). Il compte plusieurs fouilles et de nombreuses manifestations, communications et publications scientifiques à son actif depuis les années 1990. Il est cofondateur du collectif Historia Leprosorum.

Raphaëlle Lefebvre

raphylef@yahoo.fr

 Titulaire d’un master d’histoire, patrimoine et arts de l’université de Rouen depuis 2006 (Les pratiques funéraires dans les léproseries médiévales en Normandie) et d’un master 2 d’archéosciences de l’université de Bourgogne. R. Lefebvre est technicienne à l’INRAP en Haute-Normandie. Relativement à la lèpre, elle est l’auteur d’articles d’archéologie funéraire sur la léproserie d’Aizier.

Cécile Niel

cecileniel@unicaen.fr

Docteur en anthropologie de l’université de Caen et ingénieur d’études au CNRS, affectée au laboratoire de paléoanthropologie du CRAHAM, à Caen. Relativement à la lèpre, C. Niel a encadré les fouilles du cimetière de la léproserie d’Aizier de 2004 à 2010 ; elle collabore, au CRAHAM, à l’analyse anthropologique des sujets exhumés et elle est l’auteur de publications, communications et rapports scientifiques sur ces recherches.

Johan Picot

johanpicot@msn.com

Titulaire d’un master d’histoire et d’archéologie médiévales de l’université de Clermont-Ferrand-II depuis 2006 (À l’ombre des léproseries : la condition lépreuse en Auvergne (XIIe-XVIIe siècle), d’après l’étude du tribunal de la Purge de Montferrand) et doctorant à l’université de Lyon-III (Lèpre et société : enjeux politiques, sociaux et culturels d’une prophylaxie en Auvergne, Bourbonnais et Velay, XIIe-XVIIe siècle). J. Picot a été lauréat du prix de l’Association Nationale de Formation Hospitalière, au concours de la Société Française d’Histoire des Hôpitaux, en 2008. Il est membre de plusieurs associations et a bon nombre d’activités et publications scientifiques à son actif concernant la lèpre en Auvergne et Bourbonnais.

Bruno Tabuteau

Bruno.Tabuteau@ac-poitiers.fr

Docteur en histoire de l’université de Rouen en 1996(Une léproserie normande au Moyen Âge. Le prieuré de Saint-Nicolas d’Évreux du XIIe au XVIe siècle. Histoire et corpus des sources) et ancien chargé d’enseignement d’histoire du Moyen Âge à cette université. B. Tabuteau compte de nombreuses manifestations, communications et publications scientifiques à son actif depuis les années 1980, consacrées principalement à la lèpre au Moyen Âge, d’abord en Haute-Normandie. Il a notamment organisé les journées d’étude de Beauvais puis d’Aizier en 2001 et 2005, après la 2e table ronde d’Historia Leprosorum, à Rouen, en 1998, et a dirigé la publication des actes de Rouen et d’Aizier. Il prépare le symposium de 2012. Il appartient à l’EA TRAME 4284. Il est cofondateur et coordinateur du collectif Historia Leprosorum, coordinateur du groupe Lazari et membre de plusieurs sociétés et associations historiques françaises et étrangères.

Mme Marie-Cécile Truc

marie-cecile.truc@inrap.fr

Archéologue chargée d’opération et de recherche à l’INRAP, chercheuse associée au CRAHAM. Relativement à la lèpre, M.-C. Truc a dirigé la fouille programmée de la léproserie d’Aizier de 1998 à 2008. Elle est l’auteur de plusieurs rapports et publications sur cette fouille et elle va cette fois diriger un ouvrage scientifique sur la maladrerie