Actualités et événements

2020 : Ières Archéologiques du CAHMER
Symposium d’archéologie hospitalière médiévale et moderne

2020 : Ières Archéologiques du CAHMER
Symposium d’archéologie hospitalière médiévale et moderne

Vendredi 23 et samedi 24 octobre 2020, se sont tenues à l’auditorium Anne et Georges-Emmanuel Clancier de la Bibliothèque Francophone Multimédia (BFM) de Limoges, les premières Archéologiques du CAHMER, consacrées à l’archéologie hospitalière médiévale et moderne. Organisé par Bruno Tabuteau, dans le cadre des activités de son axe d’études hospitalières du CAHMER, ce symposium a réuni seize archéologues et historiens de toute la France, qui ont été accueillis, avec des membres du CAHMER (notamment Philippe Bujak, secrétaire, et Antony Kitts) et un petit public composé de quelques archéologues professionnel.le.s et d’une étudiante en archéologie, par Mmes Joëlle Bourlois, responsable du pôle Patrimoine de la BFM, et Anne Massoni, professeure d’histoire médiévale à l’Université de Limoges. Le professeur Philippe Racinet, président du CAHMER, a ensuite ouvert le symposium en présentant l’association et le cycle des Archéologiques, qui doivent alterner périodiquement l’histoire et l’archéologie hospitalières, monastiques et castrales. B. Tabuteau (CAHMER et SFHH) a introduit le symposium d’archéologie hospitalière en présentant, quant à lui, l’axe d’études hospitalières du CAHMER, créé en 2019, son équipe, ses objectifs et ses premières réalisations : ce symposium mais aussi la création par Didier Crémadès de la base HOFRAME, pour un inventaire des hôpitaux de la France médiévale. L’axe est conçu comme un outil de travail et de promotion scientifiques de l’histoire et de l’archéologie hospitalières précontemporaines, à côté de sociétés savantes spécialisées telles que la Société Française d’Histoire des Hôpitaux, partenaire des Archéologiques hospitalières. Et ce, à l’heure d’une certaine désaffection des chercheurs, passé la grande époque, pionnière et féconde, à bien des égards, mais déjà lointaine, des Jean Imbert ou des Michel Mollat, pour ce vaste champ encore trop peu labouré qu’est celui de l’assistance, de la charité et de la pauvreté au Moyen Âge et aux Temps modernes. Désaffection d’autant plus paradoxale, d’un point de vue historique précisément, que l’hôpital, lato sensu, s’est affirmé comme un acteur social et économique majeur dès le Moyen Âge, ce qui a été rappelé plus au long dans l’argument du symposium. Désaffection relative toutefois, en témoignent les quelques colloques et publications qui se sont enchaînés ces dernières décennies, en France et à l’étranger, en particulier ceux du CAHMER et de la SFHH. Avec ses Ières Archéologiques, le CAHMER a de nouveau montré sa volonté d’encourager le développement et de favoriser la reconnaissance scientifique et publique de l’archéologie hospitalière, en privilégiant même, cette fois, l’archéologie de terrain, une première dans ce domaine en France, si ce n’est dans le monde. Le poster d’Aminte Thomann et de Raphaëlle Lefebvre (INRAP Grand-Ouest) sur leur diagnostic archéologique de la chapelle de la léproserie Saint-Lazare de Gisors (Eure), présenté par leur collègue normande Bénédicte Guillot, a précédé la série des communications, proposant aux auditeurs l’unique sujet sur les maladreries, plus rarement fouillées que les hôpitaux il est vrai, malgré les belles fouilles programmées, intégrales et pluridisciplinaires, de Saint-Thomas d’Aizier (Eure), déjà passablement connues, et celles de Saint-Lazare de Beauvais, sur les résultats inédits desquelles on n’a pu que regretter, en revanche, l’absence d’exposé à ces journées de Limoges. Exceptionnellement, c’est un point d’histoire hospitalière limousine, tiré de son mémoire de master sur les institutions charitables de Saint-Léonard-de-Noblat (Hte-Vienne) du XIIe au XVIe siècle, par Julie Demar (Université de Limoges), qui a avantageusement remplacé une communication d’histoire et d’archéologie prévue sur la léproserie normande du Goulley, à Condé-sur-Vire (Manche). Puis se sont succédé, jusqu’en milieu d’après-midi, quatre communications touchant l’archéologie funéraire, savoir celles de Richard Jonvel (Amiens Métropole et CAHMER) sur le cimetière des pestiférés de l’Hôtel-Dieu d’Amiens (XVIe-XVIIe siècle), d’Isabelle Abadie (INRAP Centre-Ile-de-France) sur le cimetière de l’hôpital de la Trinité de Paris (XIIIe-XVIIIe siècle), de Stéphane Ardouin (Ville de Lyon) sur celui de l’Hôtel-Dieu de Lyon (XIIIe-XIXe siècle) et de Christian Scuiller (INRAP Nlle-Aquitaine) sur le cimetière d’un ancien site conventuel franciscain puis hospitalier, à Orthez. Les communications sur les fouilles de sites hospitaliers en général et non spécifiquement cimétériales, ont occupé la seconde partie de l’après-midi du vendredi et se sont achevées le samedi matin : Dominique Pouille (INRAP Grand-Ouest) a parlé du substantiel dépotoir de l’hôpital Sainte-Anne de Rennes (début XVIe siècle), Philippe Calmettes (INRAP Nlle-Aquitaine) de son fructueux diagnostic archéologique à la Maison-Dieu de Montmorillon (Vienne), Guillaume Lassaunière et Jérôme Tellier (Centre Archéologique de Seclin) des grands travaux du XVIIe siècle à l’hôpital N.-D. de Seclin (Nord) ; samedi, Bénédicte Guillot (INRAP Grand-Ouest) et la jeune historienne Lise Levieux (Université de Rouen) ont fait état des nouvelles données historiques et archéologiques sur les premiers hôtels-Dieu de Rouen, avant que Françoise Paonne (INRAP Midi-Méditerranée) ne transporte l’auditoire à Marseille, pour l’étude de son Hôtel-Dieu à l’époque moderne et ne referme ainsi la théorie des communications, puisqu’il n’a pas été hélas permis d’écouter Patrick Chopelain (INRAP Bourgogne-Franche-Comté), excusé pour raison de santé, sur ses fouilles à l’Hôpital Général de Dijon. Les journées se sont conclues par une « table ronde », qui, à défaut d’en revêtir la forme autour d’une table, n’en a pas moins produit d’intéressantes discussions, durant une heure et demie, sur divers aspects de l’histoire et de l’archéologie hospitalières. Et c’est à l’issue du discours de clôture du docteur Pierre-Louis Laget, au nom de la SFHH, que participants et assistants au symposium se sont séparés. Ajoutons en vrac, pour la note conviviale mais aussi l’information éditoriale, que le déjeuner du vendredi a été offert par la SFHH, qui a également autorisé la distribution gratuite du tout dernier numéro, juste paru, de sa revue, tandis que le CAHMER a offert, pour sa part, un très agréable dîner en ville et a laissé en libre consultation, pendant le symposium, plusieurs volumes de sa collection Histoire Médiévale et Archéologie. Collection qui recueillera les actes de la rencontre en 2022-2023 normalement, de même que la revue de la SFHH en publiera alors les résumés des différentes interventions.

Bruno Tabuteau

2020 : Troisième journée d'étude sur l'abbaye et l'ordre de Grandmont

2020 : Troisième journée d'étude sur l'abbaye et l'ordre de Grandmont

La troisième journée d’étude sur l’abbaye et l’ordre de Grandmont, initialement prévue le 05 juin 2020 à l’Université de Limoges, est reportée au 21 mai 2021

2019 : Bulletin de souscription au vol. 22 de 2009

2019 : Bulletin de souscription au vol. 22 de 2009

2019 : La deuxième journée d’étude sur l’abbaye et l’ordre de Grandmont (07 juin 2019, Université de Limoges).

2019 : La deuxième journée d’étude sur l’abbaye et l’ordre de Grandmont (07 juin 2019, Université de Limoges).

Pour la deuxième année consécutive, une journée d’étude a eu lieu autour de l’ordre de Grandmont. Cette année, les travaux présentés sont surtout consacrés aux celles grandmontaines et donc à la question de la diffusion, de l’organisation et du rôle des celles au sein de l’ordre. Une présentation de l’actualité des fouilles archéologiques de l’abbaye-mère est venue clore la journée. La richesse du sujet d’étude et l’émulation scientifique autour de Grandmont permettent de présager de la pérennité de ces journées d’étude qui ouvrent de nombreux questionnements.

Photographie légende : J. HALARY. Les participants à la deuxième journée d’étude sur l’abbaye et l’ordre de Grandmont (07 juin 2019, Université de Limoges).

2019 : Ouverture du chantier de fouilles de Grandmont aux visiteurs

2019 : Ouverture du chantier de fouilles de Grandmont aux visiteurs

Les fouilles de l’abbaye de Grandmont (commune de Saint-Sylvestre, Haute-Vienne) se déroulent cette année du 30 juin au 04 août 2019. Des visites guidées gratuites du site et des fouilles en cours sont organisées tous les samedis durant la campagne à 10h et à 15h. Venez nombreux !

2019 : lettre aux adhérents pour les frais d'expédition des volumes

2019 : lettre aux adhérents pour les frais d'expédition des volumes

2019 : insertion d'un feuillet addendum au volume 32 suite à une erreur de montage

2019 : insertion d'un feuillet addendum au volume 32 suite à une erreur de montage